L’avortement non sécurisé reste fréquent dans le monde, mais il est moins souvent fatal
La fréquence des avortements volontaires a baissé dans le monde au cours des années 1990, passant de 35 avortements pour 1 000 femmes en âge de procréer (ayant entre 15 et 44 ans) en 1995 à 29 ‰ en 2003. Mais elle s’est stabilisée dans les années 2000 (28 ‰ en 2008), parce que la diffusion de la c...
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| 第一著者: | |
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| フォーマット: | Article ou chapitre numérique |
| 言語: | Français |
| 出版事項: |
2014
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| オンライン・アクセス: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| 要約: | La fréquence des avortements volontaires a baissé dans le
monde au cours des années 1990, passant de 35 avortements pour 1 000 femmes en âge de procréer (ayant entre
15 et 44 ans) en 1995 à 29 ‰ en 2003. Mais elle s’est
stabilisée dans les années 2000 (28 ‰ en 2008), parce
que la diffusion de la contraception a marqué le pas dans
les pays en développement. La proportion d’avortements
non sécurisés, c’est-à-dire, selon l’OMS, « pratiqués par
des personnes non qualifiées ou dans un environnement
non conforme aux normes médicales minimales, ou les
deux », n’a pas baissé et représente encore près de la moitié des avortements volontaires (49 % en 2008).
De façon paradoxale, la mortalité liée à l’avortement a
diminué de manière continue depuis deux décennies,
passant de 60 décès maternels pour 100 000 naissances
vivantes en 1990 à 40 décès en 2008. La baisse a été
particulièrement marquée en Amérique latine alors que
l’avortement y reste pourtant fermement condamné.
Cette évolution est liée en partie à la diffusion de l’avortement médicamenteux dans des pays où il reste illégal.
Aujourd’hui, illégalité ne rime plus systématiquement
avec insécurité.
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