Générations sacrifiées : le bilan démographique de la Grande Guerre
À l’issue de la Grande Guerre, la génération des hommes née en 1894, ou « classe 1914 », était âgée de 25 ans. Elle avait perdu la moitié de ses effectifs, sous l’effet de deux hécatombes de même ampleur : la mortalité infantile et juvénile d’abord, la mortalité de guerre ensuite. Son espérance de...
Spremljeno u:
| Glavni autor: | |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Jezik: | Français |
| Izdano: |
2014
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| Online pristup: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sažetak: | À l’issue de la Grande Guerre, la génération des hommes
née en 1894, ou « classe 1914 », était âgée de 25 ans.
Elle avait perdu la moitié de ses effectifs, sous l’effet de
deux hécatombes de même ampleur : la mortalité infantile et juvénile d’abord, la mortalité de guerre ensuite.
Son espérance de vie, déjà très basse en temps de paix
(48 ans), fut écourtée de 11 ans. Les pertes des autres
générations se répartirent selon l’âge à la mobilisation et
la durée d’exposition. Le conflit laissa un demi-million de
jeunes veuves de guerre (moins de 45 ans), avec un million d’orphelins. Plus d’un million de naissances ne furent
jamais rattrapées, si bien que la France devint en 1939 le
pays le plus âgé au monde, avant que le baby-boom ne
change la donne.
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