Y a-t-il une saison pour faire des enfants ?
Au xviie siècle en France, les naissances étaient plus nombreuses entre janvier et avril et, à l’inverse, moins fréquentes entre mai et décembre. Il naissait près de deux fois plus d’enfants en mars qu’en juin. Ce phénomène a longtemps été considéré comme lié à la nature, l’augmentation des concept...
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
2011
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| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | Au xviie siècle en France, les naissances étaient plus nombreuses entre janvier et avril et, à l’inverse, moins fréquentes
entre mai et décembre. Il naissait près de deux fois plus
d’enfants en mars qu’en juin. Ce phénomène a longtemps
été considéré comme lié à la nature, l’augmentation des
conceptions à partir d’avril étant associée au printemps et à la
hausse des températures. Il était lié en réalité à la saisonnalité
des mariages et aux interdits religieux, les rapports sexuels et
les mariages étant proscrits pendant le carême et l’avent. La
saisonnalité des naissances s’amenuise aux xixe et xxe siècles
et le pic des naissances se décale de l’hiver vers le printemps.
Ces changements reflètent l’évolution des comportements,
notamment la moindre observance des préceptes religieux.
Aujourd’hui, il ne reste plus qu’un pic d’accouchements
fin septembre lié aux conceptions du nouvel an. Elles sont
deux fois plus fréquentes qu’un autre jour de l’année et
occasionnent à la fois un surplus de naissances et d’IVG. |
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