Espérance de vie : peut-on gagner trois mois par an indéfiniment ?
Dans un article paru en 2002 dans la revue Science, James Oeppen et James Vaupel, observant que les records d’espérance de vie avaient progressé linéairement depuis 1841 au rythme constant de 3 mois par an, en concluaient qu’il y avait toute raison de croire que cela continuerait encore longtemps....
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprache: | Français |
| Veröffentlicht: |
2010
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| Online Zugang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Zusammenfassung: | Dans un article paru en 2002 dans la revue Science, James
Oeppen et James Vaupel, observant que les records d’espérance de vie avaient progressé linéairement depuis 1841
au rythme constant de 3 mois par an, en concluaient qu’il
y avait toute raison de croire que cela continuerait encore
longtemps. Un réexamen critique des données et une vue
plus longue sur le passé indiquent, au contraire, que les
rythmes de croissance de l’espérance de vie ont varié avec
le temps, au fur et à mesure que les ressorts essentiels du
progrès sanitaire ont eux-mêmes changé. En particulier, le
rythme caractérisant l’étape la plus récente, la révolution
cardiovasculaire, a été moins rapide que celui de la période
précédente, celle de la victoire sur les maladies infectieuses.
Plus l’espérance de vie augmente, plus sa progression exige
un recul massif de la mortalité à des âges de plus en plus
élevés. La suite dépendra d’innovations à venir dont on ne
peut connaître aujourd’hui le rythme d’accomplissement.
Une espérance de vie de 100 ans n’est certainement pas hors
de portée mais nul ne peut encore dire à quelle échéance. |
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