Avant l’amiante, la silicose. Mourir de maladie professionnelle dans la France du XXe siècle
Les maladies professionnelles ne semblent responsables que d’une fraction minime des décès survenant chaque année en France : moins d’un millième. Mais il est admis que les statistiques sont fortement sous-évaluées dans ce domaine. La silicose, par exemple, maladie professionnelle la plus mortelle d...
Salvato in:
| Autore principale: | |
|---|---|
| Natura: | Article ou chapitre numérique |
| Lingua: | Français |
| Pubblicazione: |
2007
|
| Accesso online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Riassunto: | Les maladies professionnelles ne semblent responsables
que d’une fraction minime des décès survenant chaque
année en France : moins d’un millième. Mais il est admis
que les statistiques sont fortement sous-évaluées dans ce
domaine. La silicose, par exemple, maladie professionnelle
la plus mortelle du xxe siècle, aurait été responsable de
40000 morts de 1946 à 1987. Mais le chiffre réel est probablement deux à trois fois plus élevé. La sous-estimation
tient à plusieurs causes se combinant, notamment la non-reconnaissance de la maladie, les décès imputés à d’autres
causes, le départ des mineurs pour d’autres secteurs et la
non prise en compte de nombreux cas survenus chez les
immigrés ayant travaillé dans les mines. |
|---|