Internationalisation de l'enseignement supérieur et politique linguistique : questions de qualité et d'équité
Principaux facteurs de l’internationalisation de l’enseignement supérieur, la mobilité des étudiants, la mobilité du personnel et l’offre extraterritoriale ont rapidement progressé au cours des 20dernières années. Selon une estimation fiable, 6 millions d’étudiants étudieront à l’étranger d’ici...
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
2008
|
| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | Principaux facteurs de l’internationalisation de l’enseignement
supérieur, la mobilité des étudiants, la mobilité du personnel et l’offre
extraterritoriale ont rapidement progressé au cours des 20dernières
années. Selon une estimation fiable, 6 millions d’étudiants étudieront à
l’étranger d’ici à 2020. Les pays anglophones sont les leaders en la
matière: quatre pays anglophones proposent ainsi plus de 50% des
programmes impliquant des étudiants étrangers. L’influence des
universités qui proposent un enseignement en anglais est également
forte dans certaines régions géographiques: 70% de tous les étudiants
asiatiques qui étudient à l’étranger sont accueillis par trois pays
anglophones principaux (l’Australie, les États-Unis et le Royaume-Uni).
Ce phénomène soulève des questions d’équité et de qualité aux niveaux
national, institutionnel et individuel. À l’échelle nationale, il est possible
que les pays non anglophones ne soient pas en mesure d’attirer et de
conserver « les plus intelligents et les meilleurs ». Au niveau des
institutions, cette distorsion du marché par la langue affecte à la fois leur
capacité en termes de propriété intellectuelle et leur santé financière.
Enfin, la réussite universitaire de l’individu peut être affectée par sa
capacité à fonctionner dans une langue et une culture académique
étrangères. Les institutions qui ne possèdent pas une politique
linguistique solide, des programmes de formation préparatoires
adéquates et des structures de soutien continu peuvent de ce fait faire du
tort à leurs étudiants en plus de nuire à la qualité de leur enseignement
ou à leur image de marque dans le monde.
S’appuyant sur les travaux de Hatakenaka (2004), cet article porte sur
les questions relatives à l’asymétrie anglophone évoquée ci-dessus
et, en particulier, sur les répercussions de cette évolution vers un
enseignement en anglais dans les pays non anglophones. Cet article
s’appuie sur des études réalisées à l’Université de Nottingham, à
Ningbo, en Chine par le Centre for English Language Education
(Centre de l’enseignement en anglais). |
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