Le financement de l'enseignement supérieur et la croissance économique en France et au Royaume-Uni, de 1921 à 2003
Le vote de la loi sur l’enseignement supérieur britannique en 2004 a suscité d’importants débats sur les liens entre l’enseignement supérieur, la croissance économique et le progrès social. Toute la palette des positions exprimées au sujet de l’augmentation des frais d’inscription annuels soulève...
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|---|---|
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprache: | Français |
| Veröffentlicht: |
2006
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| Online Zugang: | Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Zusammenfassung: | Le vote de la loi sur l’enseignement supérieur britannique en 2004 a suscité
d’importants débats sur les liens entre l’enseignement supérieur, la croissance
économique et le progrès social. Toute la palette des positions exprimées au sujet de
l’augmentation des frais d’inscription annuels soulève des questions cruciales
concernant le financement public et privé de l’enseignement supérieur et ses avantages
économiques pour l’individu et la société. Ces polémiques ont une forte résonance en
France, où le sous-financement de l’enseignement supérieur fait déjà débat. Le présent
article vise à éclairer les débats en cours en combinant les perspectives économiques et
historiques au sein d’une approche quantitative. L’analyse de séries statistiques
reconstruites sur le financement et le développement des universités britanniques
depuis les années 20 et leur comparaison avec des données similaires pour la France
ont mis en évidence l’existence d’une relation de long terme entre le financement de
l’enseignement supérieur et les fluctuations de l’économie. Dans les deux pays,
l’expansion des ressources universitaires n’a pas été linéaire et elle peut être associée à
l’impact des cycles économiques longs sur le financement public. De plus, dans le cas
du Royaume-Uni, le financement privé a périodiquement augmenté afin de se
substituer au financement public en déclin au lieu d’apporter des ressources
supplémentaires. Par conséquent, les ressources privées n’ont globalement pas fait
augmenter les revenus des universités. Les fluctuations considérables du financement,
jointes à une progression plus stable des effectifs, ont entraîné une inadéquation
chronique entre les ressources disponibles pour l’enseignement supérieur et l’accès à cet
enseignement. Il se peut que ce facteur explique les larges mouvements de la dépense
par étudiant au cours de la période et le sous-financement actuel. Au vu de ces
tendances passées, on peut se demander si, à l’avenir, des frais plus élevés
remplaceront le financement public ou si le paiement de frais d’un montant variable
sera associé à des hausses encore plus importantes des ressources publiques dans le
cadre d’un projet national visant à aider les étudiants de l’enseignement supérieur de
toutes origines sociales et à redynamiser la dépense par étudiant. |
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