Mesure du rendement social des politiques d'accès à l'enseignement post-secondaire
Cet article étudie les données les plus récentes sur le coût et le financement des études postsecondaires. Il examine également la question du débat de plus en plus animé au Canada à propos des liens qui existent entre les droits d’inscription et l’accès à l’enseignement postsecondaire. Le recue...
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| Autor principal: | |
|---|---|
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado em: |
2006
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| Acesso em linha: | Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Resumo: | Cet article étudie les données les plus récentes sur le coût et le financement des études
postsecondaires. Il examine également la question du débat de plus en plus animé au
Canada à propos des liens qui existent entre les droits d’inscription et l’accès à
l’enseignement postsecondaire.
Le recueil des données longitudinales s’est amélioré ces dernières années et un éventail
relativement large de chercheurs s’intéresse maintenant à l’incidence des droits
d’inscription et à l’endettement des étudiants au Canada. Après un tour d’horizon des
données disponibles, l’auteur pose la question de l’équité et de l’accès à la lumière de ce
que l’on sait aujourd’hui. Les débats récents sur l’accès ont porté essentiellement sur les
finances limitées des gouvernements nationaux et sur le manque de moyens des
universités. Ces réflexions conduisent le plus souvent à un transfert des coûts sur les
étudiants et leurs familles. Ce glissement d’un financement public vers un financement
individuel des études soulève de multiples interrogations au sujet de l’équité et de
l’accès. On peut se demander par exemple si l’évolution vers un financement personnel
des études est inévitable. Si tel n’est pas le cas, quelles considérations politiques
président à cette évolution ? Qu’est-ce qu’un niveau acceptable d’endettement étudiant ?
Au-delà de quelle limite la dette devient-elle un facteur dissuasif pour les familles à
faible revenu ? Les idées «innovantes» telles que l’impôt sur les diplômes ou les plans
d’épargne parviennent-elles réellement à atténuer l’impact des hausses de droits
d’inscription ? Des aides financières accrues (autrement dit, des prêts) constituent-elles
une réponse équitable ? Jusqu’à quel point d’autres facteurs sociaux et économiques
convergents influent-ils sur l’accès ? En quoi la perspective d’un endettement et de droits
d’inscription plus élevés pèse-t-elle sur le taux de participation de ceux dont le capital
social et financier est déjà insuffisant ? Bien que cet exposé n’offre que peu de réponses
définitives, il devrait contribuer à mettre en lumière certains dilemmes nouveaux qui
sont clairement absents de l’analyse essentiellement économétrique des réformes
fiscales menées dans l’enseignement supérieur.
Si les données présentées concernent en premier lieu le Canada, on avance également que
nombre de ces difficultés figurent en première ligne des dernières réformes des politiques
européennes de l’enseignement supérieur. En particulier, le débat qui a récemment fait
rage au Royaume-Uni à propos des droits d’inscription « supplémentaires » fait
directement écho à la polémique que connaît actuellement le Canada autour de l’équité,
de l’accès et du coût des études postsecondaires. |
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