Convergence dans l'enseignement supérieur : l'étrange affaire de « l'esprit d'entreprise »

De prime abord, « l’esprit d’entreprise » dans le contexte de l’enseignement supérieur semble constituer un exemple de la mondialisation : il préfigure la convergence des systèmes d’enseignement supérieur partout dans le monde. Toutefois, l’esprit d’entreprise n’est pas uniforme, on le trouve au...

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Auteur principal: Barnett, Ronald
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: 2005
Sujets:
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
Description
Résumé:De prime abord, « l’esprit d’entreprise » dans le contexte de l’enseignement supérieur semble constituer un exemple de la mondialisation : il préfigure la convergence des systèmes d’enseignement supérieur partout dans le monde. Toutefois, l’esprit d’entreprise n’est pas uniforme, on le trouve au contraire sous différents modes. Plusieurs axes, définis dans cet article, présentent un panorama des diverses formes de l’esprit d’entreprise, dont deux sont étudiées plus en détail : d’un côté, les formes amplifiée/atténuée de l’esprit d’entreprise, et, de l’autre, des formes qui s’inscrivent dans le cadre d’États ou de marchés énergiques. Mis en présence, ces deux axes forment une grille dans laquelle apparaissent quatre types d’esprit d’entreprise : civique, hésitant, débridé et restreint. On peut estimer que ces types d’esprit d’entreprise facilitent ou, à l’inverse, limitent divers modes de voyage des connaissances. Aussi peut-on penser que, loin d’annoncer la convergence, l’esprit d’entreprise apparaît comme une métaphore des différences d’identité universitaire, voire d’existence universitaire. Ces différences sont si profondes qu’elles laissent entrevoir des choix de valeurs concernant les formes souhaitables de l’université elle-même.