Pilotage ministériel et réactions des établissements
A la fin des années 80, à l’occasion de la réforme du secteur public, la Finlande a reformulé sa politique de l’enseignement supérieur. Cette démarche comprenait aussi une réforme en profondeur des instruments de mise en œuvre des décisions gouvernementales à l’intérieur du système universitaire...
Gorde:
| Egile Nagusiak: | , |
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| Formatua: | Article ou chapitre numérique |
| Hizkuntza: | Français |
| Argitaratua: |
2003
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| Sarrera elektronikoa: | Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Gaia: | A la fin des années 80, à l’occasion de la réforme du secteur
public, la Finlande a reformulé sa politique de l’enseignement supérieur.
Cette démarche comprenait aussi une réforme en profondeur des
instruments de mise en œuvre des décisions gouvernementales à l’intérieur
du système universitaire. Il s’en est suivi la création d’un modèle de pilotage
fondé sur la régulation des résultats plutôt que des moyens et une
augmentation de l’autonomie des universités traditionnellement soumises à
une réglementation stricte. Le dialogue s’est simplifié entre le ministère de
l’Éducation et les universités au sujet de la planification et du budget et un
système de négociations et d’accords de résultats a été mis en place. De plus,
on a élaboré une formule de financement fondée tout d’abord sur les objectifs
institutionnels convenus dans les accords de résultats, et ensuite, de plus en
plus nettement, sur les résultats. Le nouveau modèle de pilotage a été mis en
œuvre dans une situation caractérisée par un rattachement global de la
politique finlandaise d’enseignement supérieur aux politiques de
développement économique et industriel en général et à la politique d’une
société de l’information en particulier. Le défi posé aux universités consistait
à améliorer leurs capacités de gestion afin de faire preuve d’efficacité en
s’adaptant au nouveau pilotage des pouvoirs publics et à l’évolution de
l’environnement politique en général.
Cet article s’inspire de deux études empiriques actuellement menées par les
auteurs, l’une portant sur l’évolution des instruments de pilotage des
pouvoirs publics entre le milieu des années 80 et le présent, et l’autre sur les
réactions des établissements à l’actuel modèle de pilotage en fonction des
résultats. Les théories de gouvernance des établissements constituent la base
théorique de cet article. |
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