Notes de lecture

Dans le monde entier, les pouvoirs publics renoncent à assurer le financement intégral des universités. Cette tendance mondiale est particulièrement bien illustrée en Russie. La part de l’enseignement supérieur dans le produit national brut a diminué de manière spectaculaire. Il en résulte une réd...

Disgrifiad llawn

Wedi'i Gadw mewn:
Manylion Llyfryddiaeth
Prif Awdur: Palfreyman, David
Fformat: Article ou chapitre numérique
Iaith:Français
Cyhoeddwyd: 2002
Mynediad Ar-lein:Accès Université d'Orléans et IFPM
Disgrifiad
Crynodeb:Dans le monde entier, les pouvoirs publics renoncent à assurer le financement intégral des universités. Cette tendance mondiale est particulièrement bien illustrée en Russie. La part de l’enseignement supérieur dans le produit national brut a diminué de manière spectaculaire. Il en résulte une réduction très marquée du budget de l’enseignement supérieur en termes réels. Ce phénomène a entres autres pour conséquence une progression de la part des crédits non publics dans le budget annuel du secteur éducatif. Les sources principales de ce nouveau financement sont nationales, internationales et privées. Il provient aussi bien de fondations que de firmes multinationales. Sa répartition entre les différents établissements ou départements apparaît comme extrêmement inégale. L’ancienne tradition académique ne survit donc que dans un nombre de plus en plus restreint d’établissements et, à l’intérieur de ces établissements, dans un nombre de plus en plus restreint de centres d’excellence. Pour bon nombre d’institutions, la dotation publique de base ne permet pas de rémunérer décemment le personnel académique. La majorité de ce personnel se voit donc dans l’obligation de chercher un second, voire un troisième emploi en dehors de l’Université. Il en résulte un affaiblissement des établissements et un élargissement de l’éventail qualitatif, aussi bien au niveau des établissements eux-mêmes qu’au sein de leurs départements et de leurs centres. Parallèlement, l’enseignement privé a désormais le champ libre pour développer ses établissements, qui ne retiennent souvent dans leur gamme d’activités d’enseignement que celles qui sont rémunérées par le marché. La restructuration des universités russes est donc confrontée à des difficultés financières, mais elle doit en outre se faire au sein d’un monde globalisant marqué par l’apparition et l’intensification de la concurrence du secteur privé, alors que l’enseignement de masse et les attentes étudiantes ne correspondent pas toujours à ce que les universités souhaitent d’offrir. Pour relever ces défis, une politique concertée s’impose. Il a donc été mis en place à l’Université publique de Kazan un exercice de gestion stratégique faisant appel aux techniques de changement utilisées par l’entreprise. On en présente ici les grandes caractéristiques.