Éditorial
La culture stratégique des États-Unis, influencée par Jomini plus que par tout autre théoricien, les a menés à développer une vision spécifique des « principes de la guerre », révélatrice de leur approche singulière des opérations et de l’emploi de la force dans les relations internationales. En déc...
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| 1. Verfasser: | |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprache: | Français |
| Veröffentlicht: |
2020
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| Online Zugang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Zusammenfassung: | La culture stratégique des États-Unis, influencée par Jomini plus que par tout autre théoricien, les a menés à développer une vision spécifique des « principes de la guerre », révélatrice de leur approche singulière des opérations et de l’emploi de la force dans les relations internationales. En décembre 1921, dans le règlement Troops Regulations 10-5, les Américains adoptent une première liste officielle de neuf principes : Objectif, Économie des forces, Offensive, Manœuvre, Unité de commandement, Sûreté, Masse, Surprise et Simplicité. Cette adoption se fait avec enthousiasme, sans doute parce qu’une telle liste normée correspond bien à une gestion scientifique – un management – de l’action de force. Par la suite, cette approche sera critiquée, interrogée et remise en perspective tant par les stratégistes civils les plus influents que par les officiers américains. Pourtant, en un siècle, la liste ne sera paradoxalement jamais modifiée. En revenant sur ces débats, de 1918 à nos jours, cet article propose une relecture de cette résilience conceptuelle paradoxale, en se penchant sur la culture stratégique propre à l’appareil militaire des États-Unis, et un héritage avec lequel l’armée américaine se prépare à affronter les défis opérationnels d’un xxie siècle incertain. |
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