Éditorial

Depuis que le Tea Party s’est approprié le nom du groupe de « Patriotes » ayant jeté des cargaisons de thé britannique dans le port de Boston en 1773 – se posant ainsi en défenseur de l’héritage révolutionnaire des États-Unis –, le débat autour du sens et de la portée de la révolution occupe une pla...

Deskribapen osoa

Gorde:
Xehetasun bibliografikoak
Egile Nagusiak: de Hoop Scheffer, Alexandra, Vergniolle de Chantal, François
Formatua: Article ou chapitre numérique
Hizkuntza:Français
Argitaratua: 2018
Sarrera elektronikoa:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Deskribapena
Gaia:Depuis que le Tea Party s’est approprié le nom du groupe de « Patriotes » ayant jeté des cargaisons de thé britannique dans le port de Boston en 1773 – se posant ainsi en défenseur de l’héritage révolutionnaire des États-Unis –, le débat autour du sens et de la portée de la révolution occupe une place centrale dans les « guerres historiographiques » aux États-Unis. En analysant les travaux de recherche et les interventions publiques de Gordon S. Wood – représentant traditionaliste dans l’actuelle « politisation de l’histoire » –, cet article a non seulement pour but d’identifier les points controversés de ce débat mais également d’exposer les problèmes auxquels se heurte l’historiographie conservatrice aux États-Unis. Dans un premier temps, nous exposerons les grandes lignes du récit historique de la révolution américaine que propose Wood. Puis, nous démontrerons que ses travaux de recherche, et plus particulièrement son apologie de la démocratie américaine, témoignent d’un élan nationaliste. Dans un troisième temps, nous contextualiserons sa trajectoire historique au sein des conflits historiographiques contemporains. Enfin, cet article expliquera pourquoi l’on ne peut pas qualifier la recherche de Wood de « conservatrice » en mettant en lumière les défis a priori insurmontables que pose une écriture conservatrice de l’histoire des États-Unis.