« C’est la fin d’un cycle ! Nous allons écrire notre propre Histoire »
En 2021, le retour de Laurent Gbagbo en Côte d’Ivoire, après dix ans de prison à la CPI, a pris pour ses partisans la tournure d’un événement messianique, marquant « la fin d’un cycle » historique et l’ouverture d’une nouvelle ère où les Ivoiriens pourront enfin « écrire (leur) propre Histoire »,...
Guardat en:
| Autors principals: | , |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicat: |
2026
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| Accés en línia: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumari: | En 2021, le retour de Laurent Gbagbo en Côte d’Ivoire, après dix ans de prison à la CPI, a pris pour ses partisans la tournure d’un événement messianique, marquant « la fin d’un cycle » historique et l’ouverture d’une nouvelle ère où les Ivoiriens pourront enfin « écrire (leur) propre Histoire », en contrepoint des récits postcoloniaux hégémoniques. L’article s’appuie sur une observation ethnographique de cette mobilisation populaire dans les « parlements de la rue ». Restituant le discours verbatim d’un orateur patriotique, il montre que cette réécriture historiographique par le bas s’effectue par un travail de dévoilement des signes cachés du destin que l’on peut interpréter comme une herméneutique subalterne de l’Histoire qui fait écho aux pratiques prophétiques, très influentes en Côte d’Ivoire.
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