KELLY (Ann H.), KECK (Frédéric) et LYNTERYS (Christos) (dir.), The Anthropology of Epidemics, Londres/New York, Routledge, 2019, 182 pages

Le phénomène des cabinistes de quartier à Abidjan interroge la recherche. Faut-il voir dans l’intelligence et l’énergie de ceux qui tiennent les cabines, la seule exploitation par les compagnies de téléphonie mobile des jeunes en mal d’emploi, faute d’alternatives économiques urbaines soutenables et...

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Auteur principal: Le Marcis, Frédéric
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: 2019
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Description
Résumé:Le phénomène des cabinistes de quartier à Abidjan interroge la recherche. Faut-il voir dans l’intelligence et l’énergie de ceux qui tiennent les cabines, la seule exploitation par les compagnies de téléphonie mobile des jeunes en mal d’emploi, faute d’alternatives économiques urbaines soutenables et pérennes ? N’y a-t-il pas, dans ce travail des jeunes dans la rue, la fabrique de liens sociaux générateurs de ressources matérielles et symboliques pour une réalisation de soi ? Telles sont les questions que nous tentons d’éclairer à partir de la parole recueillie d’une trentaine de jeunes gérants de cabines téléphoniques opérant dans la rue à Abidjan. Ce nouveau petit métier de la rue abidjanaise participe à l’évolution libérale des activités urbaines. L’appétence et l’ingéniosité des jeunes pour cette modernité cybernétique s’avèrent une vraie ressource pour les opérateurs.