Politique de la suspicion et développement urbain au Cameroun. Le Programme participatif d’amélioration des bidonvilles (PPAB) dans la ville de Yaoundé
À partir de l’analyse d’un programme de développement urbain, cet article a pour ambition de montrer comment s’est effectué le redéploiement du pouvoir étatique au Cameroun grâce à ce que nous appelons un gouvernement par la suspicion exercé sur la société civile. Suspicion « par le bas », d’une par...
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicat: |
2018
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| Accés en línia: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumari: | À partir de l’analyse d’un programme de développement urbain, cet article a pour ambition de montrer comment s’est effectué le redéploiement du pouvoir étatique au Cameroun grâce à ce que nous appelons un gouvernement par la suspicion exercé sur la société civile. Suspicion « par le bas », d’une part : la mise en scène du Programme participatif d’amélioration des bidonvilles (PPAB) comme un don de l’État a eu pour effet pervers la diffusion du soupçon et de la méfiance au sein des populations locales à l’égard des actions et des dépenses des acteurs associatifs. Suspicion « par le haut », d’autre part : les responsables du PPAB se sont déresponsabilisés en confiant à une ONG le soin d’opérer en tant qu’agent semi-étatique. Cette dernière a alimenté des formes de surveillance et de contrôle sur les associations locales. |
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