Pour une herméneutique du sorcellaire

Au cours de la crise ivoirienne, des îlots de paix quotidienne sont apparus, ont perduré et même grandi dans des espaces ruraux et urbains, et ce, même si elles ne pouvaient rivaliser avec l’arsenal supérieur des militaires. La formation de ces enclaves, qui se sont parfois reproduites en espaces so...

Descrición completa

Gardado en:
Detalles Bibliográficos
Autor Principal: Yengo, Patrice
Formato: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicado: 2017
Acceso en liña:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descripción
Résumé:Au cours de la crise ivoirienne, des îlots de paix quotidienne sont apparus, ont perduré et même grandi dans des espaces ruraux et urbains, et ce, même si elles ne pouvaient rivaliser avec l’arsenal supérieur des militaires. La formation de ces enclaves, qui se sont parfois reproduites en espaces sociaux distincts dans la Côte d’Ivoire post-conflit, est analysée à partir d’une perspective émique. Elles soulèvent des questions empiriques essentielles. D’abord, pourquoi des acteurs violents plus puissants respectent-ils ces territoires et les personnes qui les peuplent ? Ensuite, comment ces habitants parviennent-ils à faire perdurer des ordres sociaux non-violents ? D’un point de vue théorique, l’articulation spatiale des différences entre la paix et de la violence remet en cause les théories politiques conventionnelles. D’abord, les modèles du choix rationnel selon lesquels des acteurs plus puissants devraient conquérir de telles enclaves de paix. Ensuite, ce phénomène pose la question des régimes politiques que certains souhaiteraient voir toujours fondés sur la dissidence et la résistance.