BRABANT (Justine), « Qu’on nous laisse combattre, et la guerre finira », avec les combattants du Kivu, Paris, La Découverte, coll. « Cahiers libres », 2016, 256 pages

La détérioration manifeste de l’état de santé d’Abdelaziz Bouteflika depuis 2013 et la vacance de la présidence de la République qui s’est ensuivie depuis ramènent à la surface la question déterminante de savoir qui gouverne (réellement) l’Algérie. Un récit hégémonique prétend que l’avènement de Bou...

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Auteur principal: Dorronsoro, Gilles
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: 2016
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Description
Résumé:La détérioration manifeste de l’état de santé d’Abdelaziz Bouteflika depuis 2013 et la vacance de la présidence de la République qui s’est ensuivie depuis ramènent à la surface la question déterminante de savoir qui gouverne (réellement) l’Algérie. Un récit hégémonique prétend que l’avènement de Bouteflika IV et le départ à la retraite du célèbre général Mohamed Mediene traduisent la « perte du leadership du DRS », la puissante police politique algérienne. Cet article démontre à l’inverse que la narration hégémonique procède d’un storytelling dont la rationalité se décline comme suit : projeter le simulacre de la déstructuration de la police secrète pour éviter d’endosser la responsabilité du quatrième quinquennat ; façonner l’après-Bouteflika. En usant de la pseudopolitique, l’ establishment de l’État profond parvient à imposer son ordre narratif : rendre invisible le régime institutionnel que la police secrète a forgé durant un quart de siècle.