Qui gouverne (réellement) l’Algérie ?
La détérioration manifeste de l’état de santé d’Abdelaziz Bouteflika depuis 2013 et la vacance de la présidence de la République qui s’est ensuivie depuis ramènent à la surface la question déterminante de savoir qui gouverne (réellement) l’Algérie. Un récit hégémonique prétend que l’avènement de Bou...
Enregistré dans:
| Hovedforfatter: | |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprog: | Français |
| Udgivet: |
2016
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| Online adgang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Summary: | La détérioration manifeste de l’état de santé d’Abdelaziz Bouteflika depuis 2013 et la vacance de la présidence de la République qui s’est ensuivie depuis ramènent à la surface la question déterminante de savoir qui gouverne (réellement) l’Algérie. Un récit hégémonique prétend que l’avènement de Bouteflika IV et le départ à la retraite du célèbre général Mohamed Mediene traduisent la « perte du leadership du DRS », la puissante police politique algérienne. Cet article démontre à l’inverse que la narration hégémonique procède d’un storytelling dont la rationalité se décline comme suit : projeter le simulacre de la déstructuration de la police secrète pour éviter d’endosser la responsabilité du quatrième quinquennat ; façonner l’après-Bouteflika. En usant de la pseudopolitique, l’ establishment de l’État profond parvient à imposer son ordre narratif : rendre invisible le régime institutionnel que la police secrète a forgé durant un quart de siècle. |
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