Force et faiblesse de l'organisation syndicale : le cas du National Union of Mineworkers sud-africain

Les mouvements sociaux qui agitent les mines sud-africaines depuis le début de l’année 2012 ont notamment été marqués par la remise en cause de la légitimité du syndicat historique des mineurs noirs, le National Union of Mineworkers (NUM). Ces grèves massives sont souvent expliquées par l’absence ou...

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Detaylı Bibliyografya
Yazar: Botiveau, Raphaël
Materyal Türü: Article ou chapitre numérique
Dil:Français
Baskı/Yayın Bilgisi: 2013
Online Erişim:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Özet:Les mouvements sociaux qui agitent les mines sud-africaines depuis le début de l’année 2012 ont notamment été marqués par la remise en cause de la légitimité du syndicat historique des mineurs noirs, le National Union of Mineworkers (NUM). Ces grèves massives sont souvent expliquées par l’absence ou la lenteur de la transformation post-apartheid du secteur minier et par la bureaucratisation croissante des syndicats sud-africains depuis 1994. Centré sur le NUM en tant qu’organisation plus que sur la crise encore à l’œuvre dans les mines, cet article prend le parti de replonger dans l’histoire du syndicat et montre que ses tendances centralisatrices, légalistes et bureaucratiques sont plus anciennes qu’il n’y paraît. C’est sur la base de ces orientations initiales que le NUM a, à partir des années 1990, adopté une culture de plus en plus calquée sur l’administration des entreprises qu’il combattait et de plus en plus éloignée de la militance toujours souhaitée par une majorité de ses adhérents.