De quoi la crise démographique au Sahel est-elle le nom ?

Les femmes nigériennes ont le taux de fécondité le plus élevé d’Afrique subsaharienne, une statistique qui contribue à la pauvreté et aux perturbations politiques dans la région. Les données nationales nous renseignent cependant bien peu sur les expériences individuelles de la fécondité. Ce texte ap...

Ful tanımlama

Kaydedildi:
Detaylı Bibliyografya
Asıl Yazarlar: Cooper, Barbara M., Botiveau, Raphaël
Materyal Türü: Article ou chapitre numérique
Dil:Français
Baskı/Yayın Bilgisi: 2013
Online Erişim:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Diğer Bilgiler
Özet:Les femmes nigériennes ont le taux de fécondité le plus élevé d’Afrique subsaharienne, une statistique qui contribue à la pauvreté et aux perturbations politiques dans la région. Les données nationales nous renseignent cependant bien peu sur les expériences individuelles de la fécondité. Ce texte approche les récentes études démographiques à partir d’un travail anthropologique et historique plus large sur le Sahel. Il s’agit de montrer qu’au Niger, comme ailleurs dans la région, l’expérience ressentie d’une crise démographique n’est pas, pour beaucoup, celle d’une surfécondité mais bien au contraire d’une sous-fécondité. Les décideurs politiques et les bailleurs internationaux devraient sans doute considérer plus productif de chercher à satisfaire les besoins perçus par les femmes et les hommes de la région, plutôt que d’exacerber un peu plus l’impression d’encerclement prévalant parfois parmi des populations qui interprètent le « planning familial » comme une intrusion génocidaire dans leurs existences reproductives.