ZAKI (Lamia) (dir.), Terrains de campagne au Maroc. Les élections législatives de 2007, Tunis/Paris, IRMC/Karthala, 2009, 330 pages

À Zanzibar, l’année électorale 2010 semble ouvrir une nouvelle ère politique et sociale. Grâce à la formation d’un gouvernement d’unité nationale, les îles ont réussi à contenir les tensions politiques et à mettre fin aux violences électorales observées depuis la réintroduction du multipartisme en 1...

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التفاصيل البيبلوغرافية
المؤلف الرئيسي: Piermay, Jean-Luc
التنسيق: Article ou chapitre numérique
اللغة:Français
منشور في: 2011
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الملخص:À Zanzibar, l’année électorale 2010 semble ouvrir une nouvelle ère politique et sociale. Grâce à la formation d’un gouvernement d’unité nationale, les îles ont réussi à contenir les tensions politiques et à mettre fin aux violences électorales observées depuis la réintroduction du multipartisme en 1992. Ce gouvernement entérine le principe du partage du pouvoir entre les deux principaux partis politiques, l’ancien parti unique du CCM, toujours au pouvoir, et le parti d’opposition du CUF. Les élections générales d’octobre se sont déroulées dans le calme et la bonne humeur malgré les soupçons de manipulations des listes électorales au moment des inscriptions et de fraudes durant le scrutin. Pourtant, les scores serrés des deux principaux candidats à la présidence témoignent de la reconduction de divisions politiques anciennes, qui superposent aux affiliations partisanes des référents identitaires différents et des conceptions alternatives de l’appartenance à la nation. Le rôle de la République unie de Tanzanie dans la vie politique des îles reste aussi un élément clé pour comprendre la reconduction du CCM au pouvoir. Si le principe du partage du pouvoir est le gage de démocratisation attendu par la communauté internationale pour renouveler son aide au développement, il a ceci de stratégique qu’il permet au CCM de se maintenir au pouvoir et d’affaiblir la charge critique de l’opposition.