MAKRIS (G. P.), Changing Masters. Spirit Possession and Identity Construction among Slave Descendants and Other Subordinates in the Sudan, Evanston, Northwestern University Press, 2000, 432 pages
L’enlisement des expériences de démocratisation engagées récemment en Afrique a conduit nombre d’observateurs à s’interroger sur la compatibilité des procédures électorales avec les « traditions » locales de délibération. Or, on constate que les administrateurs coloniaux du Tanganyika se posaient de...
محفوظ في:
| المؤلف الرئيسي: | |
|---|---|
| التنسيق: | Article ou chapitre numérique |
| اللغة: | Français |
| منشور في: |
2001
|
| الوصول للمادة أونلاين: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| الملخص: | L’enlisement des expériences de démocratisation engagées récemment en Afrique a conduit nombre d’observateurs à s’interroger sur la compatibilité des procédures électorales avec les « traditions » locales de délibération. Or, on constate que les administrateurs coloniaux du Tanganyika se posaient des questions similaires sur l’introduction du vote secret. Quelle signification pouvait être accordée à cette nouvelle technologie politique ? Contre toute attente, les Luguru l’adoptèrent avec succès pour l’investir de leurs propres enjeux. Cet article tente de comprendre comment s’est effectuée cette appropriation. Analysant les médiations entre les pratiques locales du secret, la culture matérielle du vote et les processus de subjectivation politique, il avance des hypothèses novatrices sur les procédures imaginaires de domestication de la « modernité importée », posant des jalons importants pour la compréhension de la « greffe » du pluralisme en Afrique et ailleurs. |
|---|