ADEPOJU (Aderanti) (dir.), La Famille africaine. Politiques démographiques et développement, Paris, Karthala, coll. « Questions d’enfance », 1999, 318 pages

L’enlisement des expériences de démocratisation engagées récemment en Afrique a conduit nombre d’observateurs à s’interroger sur la compatibilité des procédures électorales avec les « traditions » locales de délibération. Or, on constate que les administrateurs coloniaux du Tanganyika se posaient de...

Ful tanımlama

Kaydedildi:
Detaylı Bibliyografya
Yazar: Janin, Pierre
Materyal Türü: Article ou chapitre numérique
Dil:Français
Baskı/Yayın Bilgisi: 2001
Online Erişim:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Diğer Bilgiler
Özet:L’enlisement des expériences de démocratisation engagées récemment en Afrique a conduit nombre d’observateurs à s’interroger sur la compatibilité des procédures électorales avec les « traditions » locales de délibération. Or, on constate que les administrateurs coloniaux du Tanganyika se posaient des questions similaires sur l’introduction du vote secret. Quelle signification pouvait être accordée à cette nouvelle technologie politique ? Contre toute attente, les Luguru l’adoptèrent avec succès pour l’investir de leurs propres enjeux. Cet article tente de comprendre comment s’est effectuée cette appropriation. Analysant les médiations entre les pratiques locales du secret, la culture matérielle du vote et les processus de subjectivation politique, il avance des hypothèses novatrices sur les procédures imaginaires de domestication de la « modernité importée », posant des jalons importants pour la compréhension de la « greffe » du pluralisme en Afrique et ailleurs.