Vaughan-Williams Nick, Europe’s Border Crisis. Biopolitical Security and Beyond, Oxford, Oxford University Press, 2015, 178 pages.
Depuis une quinzaine d’années, la politique européenne de transparence s’est principalement traduite par la provision de données concernant les processus décisionnels européens et les acteurs qui y contribuent. Présentés comme un moyen de rétablir la confiance des citoyens dans l’UE, ils sont auss...
Enregistré dans:
| Hovedforfatter: | |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprog: | Français |
| Udgivet: |
2018
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| Online adgang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Summary: | Depuis une quinzaine d’années, la politique européenne de transparence s’est
principalement traduite par la provision de données concernant les processus
décisionnels européens et les acteurs qui y contribuent. Présentés comme un
moyen de rétablir la confiance des citoyens dans l’UE, ils sont aussi investis par
les ONG pro-transparence comme une façon d’attirer l’attention sur les dysfonctionnements de l’UE. Soulignant l’ambivalence de la transparence comme mot
d’ordre, l’analyse des dispositifs socio-techniques de fabrique et publicisation
de ces données (et les négociations dont ils sont l’enjeu) permet également
d’explorer différentes facettes du gouvernement par la transparence. Dans
cette perspective, l’article observe d’abord comment ces dispositifs et données
façonnent les représentations des phénomènes – « la société civile organisée »
et sa place dans le policy-making européen – dont elles sont censées rendre
compte. Il montre ensuite comment ils ont été le vecteur de l’enrôlement des
acteurs cibles de cette politique et en particulier des plus critiques. Il revient
enfin sur les usages des données qu’ils rendent – ou non – possibles, tant comme
instrument de plaidoyer que comme ressource professionnelle pour les lobbyistes.
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