Neurorights : protéger juridiquement les pensées à l’ère des neurotechnologies

Les progrès rapides des neurosciences et de l’intelligence artificielle ont permis le développement de neurotechnologies capables d’analyser et d’interagir avec l’activité cérébrale humaine, transformant la pensée en donnée exploitable. Cette évolution soulève des enjeux majeurs de protection de la...

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書誌詳細
主要な著者: Gonzàlez Vega, Alejandro, Mbongo, Lynn-Stéphanie
フォーマット: Article ou chapitre numérique
言語:Français
出版事項: 2026
オンライン・アクセス:Accès Université d'Orléans et IFPM
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要約:Les progrès rapides des neurosciences et de l’intelligence artificielle ont permis le développement de neurotechnologies capables d’analyser et d’interagir avec l’activité cérébrale humaine, transformant la pensée en donnée exploitable. Cette évolution soulève des enjeux majeurs de protection de la vie privée et des droits fondamentaux, donnant naissance à la notion de « neurorights » ou neurodroits. Cette notion vise à garantir la liberté cognitive, la vie privée mentale, l’intégrité neuronale, l’identité personnelle et la protection contre les biais algorithmiques. Si le Chili a été pionnier en consacrant ces droits dans sa Constitution, l’Union européenne adopte une approche bioéthique et préventive, encadrant les neurotechnologies via le Règlement IA et le RGPD. Les « neurodata » ou neurodonnées, autrement dit les informations issues du cerveau, sont considérées comme des données personnelles sensibles, bien que leur protection juridique reste incomplète. Cette zone grise, tenant à l’absence de mention explicite des « neurodata » ou neurodonnées parmi les catégories de données sensibles de l’article 9 du RGPD, interroge la légitimité de l’appropriation des données cérébrales, notamment lorsque celles-ci deviennent des actifs économiques ou alimentent des créations protégeables, posant ainsi un défi inédit à la privacité et à la propriété intellectuelle.