Piratage éthique : mise à jour du cadre législatif pour une Belgique 2.0 ?

En septembre 2019, dans le numéro inaugural de cette revue, avaient été abordées plusieurs des grandes questions juridiques que pose le piratage éthique ou le hacking éthique1. Pour rappel, cette pratique consiste à s’infiltrer au travers des systèmes de sécurité informatique d’une organisation, afi...

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מידע ביבליוגרפי
Auteurs principaux: Lange, Antoine, Henrotte, Jean-François
פורמט: Article ou chapitre numérique
שפה:Français
יצא לאור: 2023
גישה מקוונת:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
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סיכום:En septembre 2019, dans le numéro inaugural de cette revue, avaient été abordées plusieurs des grandes questions juridiques que pose le piratage éthique ou le hacking éthique1. Pour rappel, cette pratique consiste à s’infiltrer au travers des systèmes de sécurité informatique d’une organisation, afin d’identifier les vulnérabilités2 de ces systèmes et de les signaler à leurs propriétaires. Dans la culture anglo-saxonne, on dénomme ces acteurs «  White Hat hackers », par opposition aux «  Black Hat hackers » qui exploitent les vulnérabilités découvertes3. La Belgique ayant introduit une réforme importante depuis le 15 février 2023, il semble opportun de revenir sur ce sujet. À l'époque de la rédaction de notre précédent article, si l’intrusion était à l’initiative du hacker, celle-ci était nécessairement pénalisée en Belgique. Cependant, depuis le 15 février 2023, la législation belge a été modifiée4 de telle sorte que la pratique du hacking éthique est maintenant admise dans certains cas précis. Cela signifie que, sous certaines conditions spécifiques, les hackers peuvent désormais prendre l’initiative d’effectuer des tests d’intrusion bienveillants sans craindre d'être poursuivis en justice.