Le témoin face au divin. Les testimonia divina entre doctrine et pratique à Rome
Dans leurs traités de rhétorique, Cicéron et Quintilien mentionnent, à côté des témoignages humains, des testimonia diuina qui regroupent les signes divins et les réponses d’interprètes mobilisables pour soutenir une cause. Mais ils ne disent rien ou presque de l’usage argumentatif de ces témoignage...
Gespeichert in:
| Veröffentlicht in: | Revue de philologie, de littérature et d'histoire anciennes | XCVIII | 2 | 2024-02-13 | p. 129-167 | 0035-1652 |
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| 1. Verfasser: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprache: | Français |
| Veröffentlicht: |
2024
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| Online Zugang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Zusammenfassung: | Dans leurs traités de rhétorique, Cicéron et Quintilien mentionnent, à côté des témoignages
humains, des testimonia diuina qui regroupent les signes divins et les réponses d’interprètes
mobilisables pour soutenir une cause. Mais ils ne disent rien ou presque de l’usage argumentatif
de ces témoignages divins et de leurs spécificités. Or il existe une tension profonde entre cette
représentation des « dieux témoins », qui met en scène et valorise une parole divine délivrée
directement aux hommes, et le recours inévitable en pratique, pour la faire entendre, à la médiation
de témoins humains. L’objectif de cette contribution est d’éclairer cette tension, en comparant
ce que dit la doctrine rhétorique, la façon dont les témoignages divins sont utilisés dans un cadre
judiciaire ou délibératif et, plus généralement, le rôle des témoins dans les pratiques divinatoires
entre les derniers siècles de la République et la fin du ier siècle de notre ère. |
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