Skylax de Karyanda, Sophocle et la kynara : un problème « épineux »
Cet article s’intéresse à un végétal qui apparaît sous le nom de kynara dans deux fragments de Skylax de Karyanda, trois d’Hécatée de Milet et deux de Sophocle, et dont l’identification fait difficulté. Nous montrons dans un premier temps que le paragraphe d’Athénée (II 82, 70a-d) qui nous a transm...
Gorde:
| Argitaratua izan da: | Revue de philologie, de littérature et d'histoire anciennes | XCVIII | 1 | 2024-01-28 | p. 53-71 | 0035-1652 |
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| Egile nagusia: | |
| Formatua: | Article ou chapitre numérique |
| Hizkuntza: | Français |
| Argitaratua: |
2024
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| Sarrera elektronikoa: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Gaia: | Cet article s’intéresse à un végétal qui apparaît sous le nom de kynara dans deux fragments de Skylax de Karyanda, trois d’Hécatée de Milet et deux de Sophocle, et dont l’identification fait difficulté. Nous montrons dans un premier temps que le paragraphe d’Athénée (II 82, 70a-d) qui nous a transmis les différents fragments est en partie responsable de l’échec des tentatives d’identification de la plante. À partir d’une étude d’E. Herzfeld mentionnant la forme pehlevi kunār, nous établissons ensuite que le substantif grec kynara est un calque du nom ancien perse du jujubier, que nous restituons sous la forme *kunara-. L’identification de la kynara au jujubier est appuyée par les données géobotaniques et morphologiques transmises par les fragments de Skylax et d’Hécatée. En dernier lieu, l’explication du phytonyme grec comme emprunt linguistique nous permet de procéder à l’exégèse du paragraphe d’Athénée, en clarifiant notamment le processus de transmission des fragments.
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