Le domptage érotique dans la poésie archaïque
D’une racine indo-européenne *demh 2 -, contraindre par la force, le grec connaît nombre de formes rattachées à δάμνημι, dompter. L’étude de la construction et de la complémentation du verbe met au jour les forces en présence, leur ambivalence et leurs cadres et moyens d’action (par ex. φιλότης, c...
Shranjeno v:
| izdano v: | Revue de philologie, de littérature et d'histoire anciennes | XCV | 2 | 2021-12-21 | p. 107-136 | 0035-1652 |
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| Glavni avtor: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Jezik: | Français |
| Izdano: |
2021
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| Online dostop: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Izvleček: | D’une racine indo-européenne *demh 2 -, contraindre par la force, le grec connaît nombre de formes rattachées à δάμνημι, dompter. L’étude de la construction et de la complémentation du verbe met au jour les forces en présence, leur ambivalence et leurs cadres et moyens d’action (par ex. φιλότης, couche). Sa diathèse éclaire la répartition des rôles : le moyen est réservé aux forces érotiques suprêmes (désir et ses divinités) ; l’actif crée un décalage et souligne un désengagement souhaité ou imposé. La distribution des suffixes participiaux joue aussi un rôle : (ὑπο)δμηθεῖσα marque un domptage définitif au sein d’une geste héroïque ou cosmique, instauratrice d’ordre ; δαμείς valorise les personae qu’il désigne, qui restent dominantes, car leur domptage est temporaire ou de façade. On relève enfin un emploi genré, reflet d’une violence : s’exerçant sur l’homme, la domination est guerrière et héroïque, mais érotique sur la femme. Le désir sexuel est force d’asservissement. |
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