Pragmatiques de la définition dans la rhétorique tardive

L’objet de cet article est d’analyser, à partir de traités d’époques impériale et tardo-antique, une fonction importante de la définition, qui consiste non seulement à identifier l’objet (dire ce qu’il est), et à le circonscrire (dire ce qu’il n’est pas), mais à opérer le passage entre une doctrine...

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Pubblicato in:Revue de philologie, de littérature et d'histoire anciennes | XCIV | 2 | 2020-11-27 | p. 71-86 | 0035-1652
Autore principale: Chiron, Pierre
Natura: Article ou chapitre numérique
Lingua:Français
Pubblicazione: 2020
Accesso online:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrizione
Riassunto:L’objet de cet article est d’analyser, à partir de traités d’époques impériale et tardo-antique, une fonction importante de la définition, qui consiste non seulement à identifier l’objet (dire ce qu’il est), et à le circonscrire (dire ce qu’il n’est pas), mais à opérer le passage entre une doctrine théorique et sa mise en œuvre dans un discours effectif, que ce soit à des fins d’apprentissage, d’exercice, ou de performance unique dans une circonstance déterminée. En clair, et il faut pour cela user de verbes d’action et non plus de substantifs, définir consiste à extraire d’une notion une procédure et à en programmer les étapes. Nous en analyserons deux exemples, d’abord dans la théorie des figures, puis dans la théorie des staseis, alias états de la cause. Nous montrerons pour finir que si la technique rhétorique est généralement empirique ou d’obédience isocratique, c’est-à-dire soumise à un processus d’imitation-imbibition, cette pragmatique de la définition doit beaucoup à la philosophie et en particulier à Aristote.