Paul the Deacon between Justinian and Bologna

L’article entend démontrer que Paul Diacre, qui écrivait à l’abbaye bénédictine du Mont-Cassin, fait preuve dans ses diverses œuvres d’une large connaissance du droit romain et d’un grand intérêt pour celui-ci. Ceci vaut non seulement pour son Epitome du lexique de Sex. Pompeius Festus (et la trans...

Full beskrivning

Sparad:
Bibliografiska uppgifter
I publikationen:Revue de philologie, de littérature et d'histoire anciennes | XCIII | 2 | 2019-09-20 | p. 29-82 | 0035-1652
Huvudupphovsman: Crawford, Michael
Materialtyp: Article ou chapitre numérique
Språk:Français
Publicerad: 2019
Länkar:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Beskrivning
Sammanfattning:L’article entend démontrer que Paul Diacre, qui écrivait à l’abbaye bénédictine du Mont-Cassin, fait preuve dans ses diverses œuvres d’une large connaissance du droit romain et d’un grand intérêt pour celui-ci. Ceci vaut non seulement pour son Epitome du lexique de Sex. Pompeius Festus (et la transmission de son texte intervient naturellement dans la discussion), mais aussi pour le texte connu sous le nom de Scholia Vallicelliana, série de notes sur les Etymologiae d’Isidore de Séville, et pour l’ Historia Langobardorum, qui tous deux complètent parfois de manière significative les informations que l’on peut tirer de l’ Epitome. La thèse soutenue est que Paul Diacre connaissait non seulement les Institutiones de Justinien, mais aussi le commentaire de Boèce aux Topica de Cicéron. La démonstration implique également l’étude plus générale de la connaissance des Institutiones au Moyen Âge. Elle s’attache en outre à analyser les liens existant entre le commentaire de la Règle de saint Benoît attribué à Paul (dont il est effectivement l’auteur) et les versions de ce commentaire connues sous les noms de « version de Basilius » et « version d’Hildemar ». L’image de Paul Diacre qui se dégage est celle d’un homme d’une stature intellectuelle considérable et d’une figure importante de l’ère carolingienne, bien plus que celle d’un pauvre passeur d’un savoir de seconde main.