Πετροκόλαπτον ἔπος : dialecte et langue poétique dans les inscriptions versifiées crétoises

S’étendant du ve siècle av. J.-C. jusqu’au ve siècle de notre ère, le corpus crétois d’inscriptions en vers est constitué, d’une part, de quelque 120 épigrammes (pour la plupart funéraires et votives) trouvées dans l’île et dans d’autres régions du monde hellénique et, d’autre part, de quelques co...

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Bibliografische gegevens
Gepubliceerd in:Revue de philologie, de littérature et d'histoire anciennes | XCII | 2 | 2018-10-30 | p. 137-187 | 0035-1652
Hoofdauteur: Déniz, Alcorac Alonso
Formaat: Article ou chapitre numérique
Taal:Français
Gepubliceerd in: 2018
Online toegang:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Omschrijving
Samenvatting:S’étendant du ve siècle av. J.-C. jusqu’au ve siècle de notre ère, le corpus crétois d’inscriptions en vers est constitué, d’une part, de quelque 120 épigrammes (pour la plupart funéraires et votives) trouvées dans l’île et dans d’autres régions du monde hellénique et, d’autre part, de quelques compositions métriques non épigrammatiques, toutes de thématique sacrée. Dans cette contribution, j’analyse les points communs et les traits spécifiques qui caractérisent la langue de compositions en vers des diverses cités crétoises dès le ve jusqu’au ier siècle av. J.-C. Le nombre d’épigrammes funéraires et votives antérieures à ca 300 av. J.-C. étant très réduit, on ne peut déterminer avec certitude si les poètes préféraient composer dans leur dialecte local, quoique les dialectalismes ne soient pas évités. Les épigrammes de la période hellénistique offrent, à une exception près, une langue très standardisée et peu innovante par rapport aux modèles bien établis du genre littéraire, le choix des formes linguistiques locales étant ponctuel et asystématique. En revanche, les textes crétois appartenant à d’autres traditions poétiques sont plus perméables à l’influence des variétés dialectales locales.