Épigramme et identité étrangère en Eubée : entre disparition des traits locaux et développement de langues de genre
Dans cette contribution on aborde la question de la manière dont des étrangers ont exprimé leur altérité à travers des moyens linguistiques (alphabet, dialecte, adjectifs indiquant la provenance, etc.) dans les épigrammes épigraphiques au fil des siècles. Comme première étude de cas, on a choisi l’E...
Enregistré dans:
| Udgivet i: | Revue de philologie, de littérature et d'histoire anciennes | XCII | 2 | 2018-10-30 | p. 73-101 | 0035-1652 |
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| Hovedforfatter: | |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprog: | Français |
| Udgivet: |
2018
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| Online adgang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Summary: | Dans cette contribution on aborde la question de la manière dont des étrangers ont exprimé leur altérité à travers des moyens linguistiques (alphabet, dialecte, adjectifs indiquant la provenance, etc.) dans les épigrammes épigraphiques au fil des siècles. Comme première étude de cas, on a choisi l’Eubée antique. Cette région offre sur un total de 38 épigrammes un sous-corpus de 8 poèmes (funéraires) pour lesquels l’origine étrangère des défunts est explicitée. Si, dans les inscriptions les plus anciennes (ve siècle av. J.-C.), alphabets et dialectes semblent être chargés d’une valeur identitaire, la disparition ultérieure des traits locaux n’est pas compensée par un autre moyen d’expression de l’identité locale et culturelle dans les siècles suivants. À l’époque hellénistique, l’épigramme acquiert véritablement la dimension d’un genre littéraire et les dialectes ont commencé à être utilisés comme l’une des caractéristiques de ce genre. Bien que ces traits dialectaux aient pu être employés pour exprimer l’identité, nous n’avons pas d’exemples de cette pratique dans le corpus. |
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