Scholiastes, lexicographes, polygraphes : leur apport à l’édition et à l’interprétation des textes anciens

Il est bien établi que, pour le poète pratiquant l’art de l’allusion, l’image de l’écho ou les phénomènes de répétition sont autant de moyens de signaler au lecteur la présence d’un jeu intertextuel, ces figures de la duplication permettant de thématiser dans le texte la réitération d’un modèle cité...

Descripción completa

Guardado en:
Detalles Bibliográficos
Publicado en:Revue de philologie, de littérature et d'histoire anciennes | XC | 2 | 2016-12-04 | p. 67-71 | 0035-1652
Autores principales: Arnould, Dominique, Le Feuvre, Claire
Formato: Article ou chapitre numérique
Lenguaje:Français
Publicado: 2016
Acceso en línea:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descripción
Sumario:Il est bien établi que, pour le poète pratiquant l’art de l’allusion, l’image de l’écho ou les phénomènes de répétition sont autant de moyens de signaler au lecteur la présence d’un jeu intertextuel, ces figures de la duplication permettant de thématiser dans le texte la réitération d’un modèle cité, imité et souvent altéré. Cet article suggère qu’Ovide invente dans les Métamorphoses de nouvelles formes de marquage de l’allusion, en combinant à ces marqueurs traditionnels de l’intertextualité des jeux sur la duplication intratextuelle, en l’occurrence entre l’histoire de Narcisse et Écho, située au livre 3, et celle d’Orphée, située aux livres 10-11. D’un côté, par la réitération intratextuelle du polyptote multi, -ae désignant les nombreux(/ses) prétendant(e)s repoussé(e)s respectivement par Narcisse et par Orphée, le second passage ovidien permet d’expliciter et d’enrichir le lien intertextuel qui unit le premier à son modèle catullien (Catull. 62). De l’autre côté, plusieurs jeux d’échos intratextuels entre les deux épisodes deviennent en même temps des marqueurs inédits de la relation intertextuelle qui unit le récit ovidien de la mort d’Orphée à son modèle virgilien ( Georg. 4).