Philon lecteur de l’Éryxias ?

Dans un passage de la deuxième partie du De plantatione de Philon d’Alexandrie, dédiée à l’ivresse de Noé, la critique a voulu reconnaître une allusion à un passage de l’ Éryxias – un dialogue du corpus platonicien déjà considéré comme pseudépigraphe dans l’Antiquité. Philon observe que les riches...

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Detalhes bibliográficos
Publicado no:Revue de philologie, de littérature et d'histoire anciennes | XC | 1 | 2016-09-13 | p. 69-79 | 0035-1652
Autor principal: Donato, Marco
Formato: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicado em: 2016
Acesso em linha:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Descrição
Resumo:Dans un passage de la deuxième partie du De plantatione de Philon d’Alexandrie, dédiée à l’ivresse de Noé, la critique a voulu reconnaître une allusion à un passage de l’ Éryxias – un dialogue du corpus platonicien déjà considéré comme pseudépigraphe dans l’Antiquité. Philon observe que les richesses – comme le vin – ne font que souligner les qualités naturelles que possède déjà l’individu : ainsi, la richesse est cause de biens pour celui qui est « bon », et cause de maux pour le « méchant » (Philon, Plant. 171). Cette dernière proposition, en particulier, a été rapprochée du principe relativiste énoncé par le personnage de Prodicos dans l’ Éryxias, principe selon lequel la valeur de toute chose dépend de l’usage qui en est fait (397e3-12). En vérité, il n’est pas nécessaire d’imaginer un souvenir précis du dialogue pseudo-platonicien, parce que l’argument de Philon dépend plutôt de la doctrine des indifférents dans la tradition stoïcienne.