Quel œil pour Œdipe ? Note de critique textuelle et d’interprétation (Sophocle, Œdipe à Colone, v. 866)
L’article réexamine la construction et le sens du vers 866 d’ Œdipe à Colone et propose, sur la base de considérations philologiques, syntaxiques et sémantiques, de faire porter l’adjectif ψιλόν non sur ὄµµα, selon l’interprétation traditionnelle (« mon œil sans défense », désignation métaphorique d...
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| Τόπος έκδοσης: | Revue de philologie, de littérature et d'histoire anciennes | LXXXVIII | 2 | 2014-11-14 | p. 137-150 | 0035-1652 |
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| Κύριος συγγραφέας: | |
| Μορφή: | Article ou chapitre numérique |
| Γλώσσα: | Français |
| Έκδοση: |
2014
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| Διαθέσιμο Online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Περίληψη: | L’article réexamine la construction et le sens du vers 866 d’ Œdipe à Colone et propose, sur la base de considérations philologiques, syntaxiques et sémantiques, de faire porter l’adjectif ψιλόν non sur ὄµµα, selon l’interprétation traditionnelle (« mon œil sans défense », désignation métaphorique d’Antigone), mais sur µε, dans une construction proleptique. L’adjectif, qui exprime un état de nudité résultant d’une privation, servirait en ce cas la représentation de l’état de dénuement absolu dans lequel se retrouve Œdipe, privé de sa fille Antigone que Créon vient de lui ravir. Cette hypothèse interprétative, qui donne un sens plus satisfaisant à l’adjectif que dans l’interprétation courante, cadre bien, par ailleurs, avec la teneur de la réplique d’Œdipe, qui est une dénonciation de la violence exercée sur lui par Créon, et dont ses filles sont l’instrument. |
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