Françoise Frazier et Delfim F. Leão, Tychè et Pronoia. La marche du monde selon Plutarque, Humanitas Supplementum, Coimbra, Centre d’Études Classiques et Humanistiques de l’Université de Coimbra, 2010, XXIV + 268 pages

Au-delà des traductions par peur et crainte, apparaissent des différences sémantiques, qui bien sûr ne sont pas systématiques. Terror, c’est l’envahissement du sujet par une peur violente. Pauor – pauere s’appliquent plutôt à une vive inquiétude provoquée par un choc brutal, formido – formidare...

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Bibliographic Details
In:Revue de philologie, de littérature et d'histoire anciennes | LXXXVI | 2 | 2012-12-01 | p. 183g-193g | 0035-1652
Main Author: Van der Stockt, Luc
Format: Article ou chapitre numérique
Language:Français
Published: 2012
Online Access:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Description
Summary:Au-delà des traductions par peur et crainte, apparaissent des différences sémantiques, qui bien sûr ne sont pas systématiques. Terror, c’est l’envahissement du sujet par une peur violente. Pauor – pauere s’appliquent plutôt à une vive inquiétude provoquée par un choc brutal, formido – formidare à une inquiétude forte et très prenante dans le temps. Vereri « craindre avec respect » signifie aussi « appréhender », c’est-à-dire prendre la mesure inquiète d’une situation dans sa durée et sa complexité. Timor – timere et metus – metuere ont une valeur plus générale, mais ils ne sont pas toujours équivalents. Timor – timere correspondent plutôt à « être en proie à la peur », metus – metuere à « se focaliser sur un objet de crainte ». En outre, timere et metus deviennent plus usuels que metuere et timor.