La justice privée chez les chrétiens au ive siècle d'après la correspondance de Basile de Césarée
L’arbitrage et l’ episcopalis audientia ont été examinés par les juristes et les historiens du droit d’après les sources juridiques. Toutefois, la perception par les chrétiens eux-mêmes de ces formes particulières de justice, leur mise en pratique et leur efficacité, telles qu’elles apparaissent à t...
Gorde:
| Argitaratua izan da: | Revue de philologie, de littérature et d'histoire anciennes | LXXXVI | 2 | 2012-12-01 | p. 25-39 | 0035-1652 |
|---|---|
| Egile nagusia: | |
| Formatua: | Article ou chapitre numérique |
| Hizkuntza: | Français |
| Argitaratua: |
2012
|
| Sarrera elektronikoa: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Gaia: | L’arbitrage et l’ episcopalis audientia ont été examinés par les juristes et les historiens du droit d’après les sources juridiques. Toutefois, la perception par les chrétiens eux-mêmes de ces formes particulières de justice, leur mise en pratique et leur efficacité, telles qu’elles apparaissent à travers le témoignage de la littérature chrétienne d’Orient au ive siècle, n’ont fait l’objet d’aucune recherche. Mon étude vise à esquisser les caractéristiques des formes de justice privée pratiquées par les chrétiens au ive siècle d’après la correspondance de Basile de Césarée. Le témoignage de ce dernier constitue une source particulièrement significative, dans la mesure où Basile lui-même exerça la fonction de « juge » en tant qu’évêque. Par ailleurs, son rôle de métropolitain de l’Église de Cappadoce, sa renommée dans le monde chrétien de l’époque, l’éventail de ses relations « amicales » ainsi que son esprit pragmatique, lui permirent d’être le témoin – et souvent l’acteur – d’un grand nombre de conflits, à l’intérieur de sa province ou même loin de son territoire. |
|---|