Choisir son roi (Virgile, Georg., 4, 67-108)
Georg. 4, 67-108 est à lire comme un discours analogique. La ruche est le prétexte à une méditation sur les guerres civiles (ici décrites comme l’acte impie par excellence), mais aussi sur la compétition pour le pouvoir. Conscient des évolutions institutionnelles à l’œuvre depuis de nombreuses déce...
Sparad:
| I publikationen: | Revue de philologie, de littérature et d'histoire anciennes | LXXXV | 2 | 2011-12-01 | p. 251-266 | 0035-1652 |
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| Huvudupphovsman: | |
| Materialtyp: | Article ou chapitre numérique |
| Språk: | Français |
| Publicerad: |
2011
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| Länkar: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sammanfattning: | Georg. 4, 67-108 est à lire comme un discours analogique. La ruche est le prétexte à une méditation sur les guerres civiles (ici décrites comme l’acte impie par excellence), mais aussi sur la compétition pour le pouvoir. Conscient des évolutions institutionnelles à l’œuvre depuis de nombreuses décennies à Rome, Virgile affirme que le « roi » n’est pas légitime en tant que tel. Non seulement il doit être choisi parmi les meilleurs, mais il doit aussi être contrôlé, façonné, de manière à offrir les garanties morales qui agiront comme une limite à sa toute-puissance. Derrière la question des vertus du prince, c’est aussi la valeur morale de l’ensemble de la population qui est en jeu. Le rex joue le rôle du coryphée, le peuple se mettant au diapason. Ces quelques vers montrent que Virgile a développé une réflexion de nature politique en lien avec les bouleversements que connaissait Rome à cette période. |
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