Autour d'Isée VI, 36 : retour sur la µίσθωσις οἴκου et sur un problème de traduction

Jusqu’à la fin des années 1920, les rares travaux d’économistes consacrés aux sociétés antiques ont suscité un rejet massif de la part des antiquisants et des philologues, privilégiant des approches anachroniques ou strictement juridiques (voir la controverse Bücher-Meyer). Cet intérêt tardif pour l...

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Bibliografske podrobnosti
izdano v:Revue de philologie, de littérature et d'histoire anciennes | LXXXV | 2 | 2011-12-01 | p. 235-243 | 0035-1652
Glavni avtor: Faguer, Julien
Format: Article ou chapitre numérique
Jezik:Français
Izdano: 2011
Online dostop:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Opis
Izvleček:Jusqu’à la fin des années 1920, les rares travaux d’économistes consacrés aux sociétés antiques ont suscité un rejet massif de la part des antiquisants et des philologues, privilégiant des approches anachroniques ou strictement juridiques (voir la controverse Bücher-Meyer). Cet intérêt tardif pour les problèmes et les concepts de l’économie doit inciter à aborder avec prudence les passages relatifs au crédit ou au patrimoine dans les sources, leur compréhension restant tributaire de dictionnaires, d’éditions critiques, voire de traductions remontant au xixe siècle. Nous pouvons le voir à propos d’un plaidoyer d’Isée traitant d’une affaire d’héritage. L’imprécision des premiers traducteurs sur les sens d’ oikos, d’ ousia et d’ apotimèma a favorisé un contresens syntaxique, aboutissant à un texte incohérent relayé d’édition en édition. En reprenant les données du problème, je propose une nouvelle traduction du passage, qui reste une source essentielle pour notre connaissance de l’affermage du patrimoine des orphelins dans l’Athènes classique ( misthosis oikou), et pour la définition juridico-économique de l’ oikos.