L'arc, une « lyre sans corde » ou bien « une lyre à une seule corde » ? À propos d'une énigme poétique grecque

RésuméDans l’ Orator, Cicéron consacre une large réflexion à la question du rythme oratoire ( numerus) et distingue en particulier le rythme de la période et le rythme « haché » en incises et en membres. Notre objectif ici est de rendre compte, autant que possible, de la spécificité de ce dernier et...

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Detaylı Bibliyografya
Yayımlandı:Revue de philologie, de littérature et d'histoire anciennes | LXXXIV | 1 | 2010-06-01 | p. 105-117 | 0035-1652
Yazar: Sauzeau, Pierre
Materyal Türü: Article ou chapitre numérique
Dil:Français
Baskı/Yayın Bilgisi: 2010
Online Erişim:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
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Özet:RésuméDans l’ Orator, Cicéron consacre une large réflexion à la question du rythme oratoire ( numerus) et distingue en particulier le rythme de la période et le rythme « haché » en incises et en membres. Notre objectif ici est de rendre compte, autant que possible, de la spécificité de ce dernier et de proposer un modèle d’analyse qui conjugue les données de la théorie cicéronienne à la rigueur scientifique mise en œuvre notamment dans les recherches menées par J. Dangel. Or, l’exemple du Pro Scauro, précisément donné dans l’ Orator, permet d’évaluer les enjeux stylistiques et pragmatiques du rythme haché. La brièveté des segments, l’autonomie rythmique des mots, les figures de symétrie ( concinnitas) et l’âpreté de la diction sont clairement corrélées à l’expression de la véhémence. L’analyse détaillée permet, en outre, de comprendre en quoi le rythme « haché » renforce la valeur performative du discours d’accusation : les variations rythmiques (anacrouse, rythme suspensif et inversion de la dynamique levé/frappé) permettent de dessiner les lignes fortes de l’invective et de (re)donner à certains mots toute leur force interpellative.