Nombre, chiffre, lettre : formes et réformes. Des notations chiffrées de l'étrusque
Résumé L’article se propose d’examiner deux types de notation « anormale » des séquences numérales en étrusque. La première est représentée par les graphies de type XIIIX, XIIX et XIX, au lieu des formations régulièrement attendues XVII, XVIII et XVIIII, et est due à une influence de la forme l...
Salvato in:
| Pubblicato in: | Revue de philologie, de littérature et d'histoire anciennes | LXXXIII | 1 | 2009-10-01 | p. 103-130 | 0035-1652 |
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| Autore principale: | |
| Natura: | Article ou chapitre numérique |
| Lingua: | Français |
| Pubblicazione: |
2009
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| Accesso online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Riassunto: | Résumé
L’article se propose d’examiner deux types de notation « anormale » des séquences numérales en étrusque. La première est représentée par les graphies de type XIIIX, XIIX et XIX, au lieu des formations régulièrement attendues XVII, XVIII et XVIIII, et est due à une influence de la forme linguistique des numéraux étrusques des séries ‘17, 18, 19’, ‘27, 28, 29’, etc. Le corpus des inscriptions funéraires de Tarquinia et Volterra, où abondent les notations numérales, permet un encadrement chronologique satisfaisant de cette réforme graphique. On s’intéresse ensuite aux notations en toutes lettres de séquences numérales dans l’épigraphie étrusque : pourquoi, dans certaines épitaphes, l’âge du défunt est-il donné en lettres plutôt qu’en chiffres ? Un examen attentif de la répartition de ces notations en toutes lettres doublé d’une étude prosopographique des titulaires d’inscriptions où les séquences numérales sont rédigées en lettres permet de conclure que le succès de ces notations, qui restent minoritaires et « hors norme », s’explique par les connotations de prestige qui s’attachent à l’emploi des lettres par rapport aux chiffres.
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