Chronique d'étymologie grecque
RésuméDans sa Vie d’Alexandre (II, 9), Plutarque note à propos de la reine Olympias qui était une fervente adepte des cérémonies bachiques : ζηλώσασα τὰς κατοχὰς καὶ τοὺς ἐνθουσιασμοὺς ἐξάγουσα βαρβαρικώτερον. Selon nous, le sens de cette expression s’éclaire si l’on considère que le verbe ἐξάγειν...
Guardat en:
| Publicat a: | Revue de philologie, de littérature et d'histoire anciennes | LXXIX | 1 | 2005-05-01 | p. 159-193 | 0035-1652 |
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| Autors principals: | , , |
| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicat: |
2005
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| Accés en línia: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumari: | RésuméDans sa Vie d’Alexandre (II, 9), Plutarque note à propos de la reine Olympias qui était une fervente adepte des cérémonies bachiques : ζηλώσασα τὰς κατοχὰς καὶ τοὺς ἐνθουσιασμοὺς ἐξάγουσα βαρβαρικώτερον. Selon nous, le sens de cette expression s’éclaire si l’on considère que le verbe ἐξάγειν est ici employé intransitivement au sens de « s’exprimer » (comme le prouvent d’autres exemples parallèles empruntés à Plutarque) et précisé par l’adverbe βαρβαρικῶς qui signifie ici « en langue barbare », c’est-à-dire pour un Grec « dans une langue étrange ». Cette interprétation nous semble conforme avec ce que l’on sait par ailleurs du ménadisme grec et des rites de possession. Aussi proposons-nous de traduire : « Olympias qui, plus que toute autre, lorsqu’elle avait cherché à entrer en état de transe et de possession, pouvait s’exprimer en une langue plus qu’étrange ». |
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