« Le CAI, c’est bien pour les autres »

Cette contribution s’intéresse à la manière dont les étranger(e)s appréhendent la contrainte juridique que constitue, en France, la signature du contrat d’accueil et d’intégration. Il s’agit de montrer dans cet article que, contrairement à ses objectifs formels, le CAI n’est pas perçu comme pouvant...

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Auteur principal: Gourdeau, Camille
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: 2019
Sujets:
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Description
Résumé:Cette contribution s’intéresse à la manière dont les étranger(e)s appréhendent la contrainte juridique que constitue, en France, la signature du contrat d’accueil et d’intégration. Il s’agit de montrer dans cet article que, contrairement à ses objectifs formels, le CAI n’est pas perçu comme pouvant contribuer à l’intégration mais, le plus souvent, comme une obligation administrative. Après avoir mis en lumière, dans un premier temps, la manière dont l’intégration est conçue dans le cadre du contrat d’accueil et d’intégration, nous nous intéresserons, dans un deuxième temps, au passage à l’OFII et au moment de la signature du contrat. Enfin, on examinera les usages du CAI : plus que l’apprentissage des valeurs de la République ou de la langue française, les signataires considèrent le contrat comme nécessaire pour l’obtention du titre du séjour. Ils se conforment à cette obligation tout en considérant que « le CAI, c’est bien pour les autres » et en conservant une certaine distance à l’égard du dispositif, si bien que du point de vue des signataires, le CAI apparaît principalement comme une procédure administrative.