Gérer le participatif
Cet article compare deux dispositifs de participation électronique à des débats télévisés – un anglais, un français – sous l’angle des usages de la parole profane. Ces dispositifs participent d’un « demotic turn » (Turner, 2010) plutôt que d’une démocratisation proprement dite. Par une approche et...
Guardat en:
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicat: |
2016
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| Accés en línia: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumari: | Cet article compare deux dispositifs de participation électronique à des débats télévisés – un anglais, un français – sous l’angle des usages de la parole profane. Ces dispositifs participent d’un « demotic turn » (Turner, 2010) plutôt que d’une démocratisation proprement dite. Par une approche ethnographique ainsi qu’analytique, nous mettons à l’épreuve l’hypothèse selon laquelle le débat télévisé Mots Croisés, traditionnellement construit sur un débat entre opinions « expertes », prolonge dans son dispositif électronique cette hiérarchie de la parole. Le caractère spectaculaire des usages de Twitter par les organisateurs de Mots Croisés et l’éclatement des opinions qui en découle apparaît nettement au miroir de l’émission britannique Question Time, dont la participation électronique du public s’effectue sur un canal séparé. Cette séparation des deux publics permet l’inclusion d’une parole profane plus libre et rebelle, au prix d’une rupture radicale entre ce dispositif et le déroulement télévisé de l’émission.
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