Le tat : un support d’expression traumatique des femmes victimes de violences conjugales ?

Si la pertinence de l’utilisation des épreuves projectives dans l’analyse de l’expression traumatique auprès d’une population de femmes a déjà été soulignée dans la littérature (Martins et al., 2010), l’étude des différents modes de fonctionnement et d’élaboration présentés par ces victimes en fonc...

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Päätekijät: Cesari, Justine, Maïdi, Houari, Martin, Élisabeth, Belot, Rose-Angélique
Aineistotyyppi: Article ou chapitre numérique
Kieli:Français
Julkaistu: 2025
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Linkit:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Yhteenveto:Si la pertinence de l’utilisation des épreuves projectives dans l’analyse de l’expression traumatique auprès d’une population de femmes a déjà été soulignée dans la littérature (Martins et al., 2010), l’étude des différents modes de fonctionnement et d’élaboration présentés par ces victimes en fonction de la chronicité des violences vécues reste à préciser. Le présent article vise à montrer les différents modes d’expression et d’évolution de la symptomatologie post-traumatique à l’épreuve projective tat en présentant deux situations cliniques : celles de Miranda (48 ans), victime de Violences Conjugales Chroniques, et celle de Maya (22 ans), victime d’un épisode de Violence Conjugale Unique (vcu) avant séparation du conjoint violent. L’analyse des productions aux épreuves projectives montre une résonnance entre la symptomatologie post-traumatique présentée par les sujets à l’auto-questionnaire pcl-s et les procédés du discours les plus utilisés pour traiter les émergences anxieuses et les sollicitations latentes des planches du tat. Ces deux situations cliniques montrent que l’évolution traumatique est très différente en fonction de la chronicité des violences conjugales. À ce titre, l’utilisation de l’épreuve projective tat, pour ces deux situations cliniques, est apparue hautement pertinente dans l’investigation des processus intra-psychiques sous-jacent à la symptomatologie post-traumatique observée au pcl-s. Dans la pratique clinique, la combinaison de ces deux outils pourrait avoir une véritable pertinence en termes de dépistage et d’adaptation du cadre thérapeutique aux difficultés sous-jacentes à la symptomatologie présentée par les patientes, mais aussi aux ressources dont elles disposent.