Projection et masochisme dans la phobie de penser à l’adolescence

Il s’agit d’interroger les soubassements métapsychologiques de la phobie de penser, en-deçà ou au-delà de la diversité des tableaux cliniques présentés dans la psychopathologie de l’adolescence. La fonction de la projection et son commerce avec le masochisme dans l’activité de penser, la part jouée...

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Auteur principal: Matha, Catherine
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: 2023
Sujets:
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Description
Résumé:Il s’agit d’interroger les soubassements métapsychologiques de la phobie de penser, en-deçà ou au-delà de la diversité des tableaux cliniques présentés dans la psychopathologie de l’adolescence. La fonction de la projection et son commerce avec le masochisme dans l’activité de penser, la part jouée par les remaniements identificatoires de l’adolescence, sont plus particulièrement examinées pour appréhender les manifestations singulières de la phobie de penser dans le travail thérapeutique et dans la clinique. L’échec de la projection, empêchant l’adolescent de constituer un objet phobogène à l’extérieur, le contraint à s’en prendre à son activité de penser, à la fois parce qu’elle est le lieu de la douleur et parce qu’elle possède le pouvoir de désigner les objets internes (identificatoires) porteurs de menace. Mais le danger n’est pas seulement issu du pouvoir prêté à ces figures identificatoires sur le sujet, il concerne l’activité de penser elle-même. En tant qu’exerçant un pouvoir de liaison et d’association des représentations liées à ces figures identificatoires, l’activité de penser devient menaçante car elle est susceptible de réaliser la menace incestueuse, meurtrière ou mortelle. Telle est l’hypothèse soutenue.