La pathomimie cutanée, une perversion mal mentalisée ?
La pathomimie cutanée témoigne de conduites qui engagent aussi bien la motricité que les pulsions, puisque l’auto-mutilation provoquée dans le secret, ostentatoire par ses manifestations, est destinée à l’autre dans le but de le manipuler, le maîtriser, le dominer et enfin le défier. Aussi, en s’app...
Na minha lista:
| Autor principal: | |
|---|---|
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado em: |
2008
|
| Assuntos: | |
| Acesso em linha: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Resumo: | La pathomimie cutanée témoigne de conduites qui engagent aussi bien la motricité que les pulsions, puisque l’auto-mutilation provoquée dans le secret, ostentatoire par ses manifestations, est destinée à l’autre dans le but de le manipuler, le maîtriser, le dominer et enfin le défier. Aussi, en s’appuyant sur les données anamnestiques et surtout projectives avant et après une psychothérapie d’une jeune femme qui présente une pathomimie cutanée confirmée après une année de psychothérapie, l’auteur questionne “ le problème économique du masochisme ”. En effet, s’il y a une prime de plaisir, elle pourra être au profit d’une jouissance masochiste mais aussi sadique. Cependant, cette jouissance ne semble pas avoir le même statut économique que celle de la perversion comme réalisation d’une pulsion sexuelle détournée. À la lumière de toutes ces données cliniques et sous l’éclairage de la mentalisation, l’auteur propose l’hypothèse psychopathologique de la perversion mal mentalisée, à son sens mieux adaptée que l’hystérie, pour qualifier les pathomimies cutanées. |
|---|