L'auto-agression itérative de l'enveloppe cutanée : une défense paradoxale
Résumé L’auto-agression itérative de l’enveloppe cutanée : une défense paradoxale. Pour le cas clinique présenté dans cet article, l’auto-agression itérative peut être interprétée comme un symptôme venant seconder le clivage duMoi mis à mal par le retour automatique des traces traumatiques. Plus pré...
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| Autors principals: | , |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicat: |
2007
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| Matèries: | |
| Accés en línia: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumari: | Résumé L’auto-agression itérative
de l’enveloppe cutanée :
une défense paradoxale. Pour le cas clinique présenté dans cet article, l’auto-agression itérative peut
être interprétée comme un symptôme venant seconder le clivage duMoi mis à mal par
le retour automatique des traces traumatiques. Plus précisément, elle participe d’une
dynamique de dépersonnalisation permettant au Moi de faire face à une angoisse de
perte de complicité psychosomatique. La réflexion théorique s’est fondée sur un triple
cadre théorique, à savoir la conceptualisation du Moi-peau par D. Anzieu, la
théorisation des défenses paradoxales et de l’automatisme de répétition par
R. Roussillon ainsi que la modélisation des liens tyranniques par D.Meltzer. En ce qui
concerne leMoi-peau, l’article aborde plus particulièrement l’enveloppe de souffrance
dont la conceptualisation pose explicitement la question du masochisme primaire et
implicitement celle de la contrainte de répétition. La théorisation de R. Roussillon
permet d’envisager ces questions. Selon cet auteur, la défense paradoxale est un
double retournement pulsionnel extériorisé par lequel le Moi lutte contre le retour
automatique des traces traumatiques. Pour le cas clinique présenté ici, il semble
particulièrement heuristique de situer cette dynamique dans une perspective postkleinienne
qui permet d’appréhender l’auto-agression en termes de liens à l’objet tyrannique interne confondu au corps. Face à un vécu d’inquiétante étrangeté, cet objet
apparaît comme le dernier objet d’attachement possible qui, en imposant un
comportement ordalique, protège malgré tout le Moi d’une désorganisation majeure. |
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